Ajouté par : Sandrine Bourgeois

Pour la première fois cette année, certains artistes ont pu s'installer dans la cour du Petit Séminaire de Québec pour présenter leurs créations. Ce qui permettait donc aux festivaliers de s'évader un peu des rues en ébullition, tout en offrant une ambiance agréable et une excellente sonorité. C'est à cet endroit même qu'était présenté Kabiin de le compagnie de théâtre Zone Artistique Libre. Le concept de ce spectacle était de permettre aux spectateurs de devenir des voyeurs, de faire partie intégrante de la pièce et de laisser chacun interpréter à sa manière ce qu'il observait. Quatre petites cabines étaient habitées par chacune un comédien qui racontait une histoire d'une durée de cinq minutes, sans jamais parler. C'est à travers quinze minuscules fenêtres dans les parois de la cabine que devait regarder le public afin de s'incruster dans l'univers utopique de chacune d'entre elles et d'y découvrir ce qui se cachait. Il en revenait donc à chacun de devenir voyeur pour un court instant.


Le dernier mais non le moindre, l'ensemble Karel s'est donné en spectacle dans la cour du Petit Séminaire. Ce dernier est un groupe de quatre musiciens qui imaginent, fabriquent et jouent de leurs propres instruments, le tout fixé sur des immenses structures mobiles qui se déplacent à travers le public. L'ensemble possède un vaste répertoire, dont chaque pièce est signée par le compositeur Michel Smith, allant de la musique électroacoustique jusqu'au rock-n-roll. Chant, percussions ethniques et guitare sont modifiés électroniquement pour donner un son inusité qui concorde parfaitement avec les costumes éclatés des musiciens et leurs gigantesques machines de métal pour donner un spectacle hors de l'ordinaire.
Comme à chaque année, la programmation du Festival d'Été attire les gens de toutes sortes dans la vieille capitale pour profiter des talents d'ici et d'ailleurs. Une fois de plus, cette année fut une grande réussite en tous les points! Après tout, quoi de plus agréable que d'aller se faire dorer la couenne lors d'une resplendissante journée ensoleillée dans les rues du Vieux Québec?