Ajouté par : Maxime Daigle
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Madonna est débarquée pour la première fois à Québec samedi dernier sur les Plaines d’Abraham devant une foule de 75 000 personnes.
La soirée a commencé vers 20h30, lorsque Paul Oakenfold nous a offert un « Dj set » honnête et dansant à souhait. Il a su réchauffer la foule grâce à des succès souvenir comme Sweet Dream ou Song 2 de Blur, mais l’auditoire ne semblait pas très réceptif aux succès du top 40 que Paul nous a poussé en version techno/transe. Il faut dire que la moyenne d’âge de la foule était beaucoup plus élevée que ce que je m’imaginais et était majoritairement composée de gens ayant vécu leur adolescence dans les années 80.
Ce n’est qu’une heure et quart après Paul Oakenfold que Madonna a finalement fait son apparition. Il était clair que l’auditoire commençait sérieusement à s’impatienter, surtout ceux qui étaient dans les zones d’attentes depuis plus de 12 heures. La reine du pop a débuté avec quelques pièces plus récentes (Girl Gone Wild, Revolver, Gang Bang) avec une mise en scène digne d’un film policier américain. Les images violentes, les coups de fusil et le sang giclait à flot sur les écrans géants qui servaient de décor à la scène gigantesque. C’est à une Madonna mature et sans tabou auquel on avait droit. Zéro doute là-dessus.
La majorité des pièces du spectacle étaient tirées du dernier album MDNA (Il fallait s’en attendre!). À la déception des fans des vieux classiques, Madonna n’a fait que 7-8 chansons de son répertoire plus ancien sur 22 chansons. Je crois que c’est là la plus grande déception des gens. Et en plus d’en interpréter que quelques-unes, elle nous les proposait dans des versions revisitées (Like a Virgin version cabaret voix/piano, par exemple ou Open Your Heart dans un style percussion africaine). Parfois, il me fallait même un bon 2 minutes avant de réaliser quelle chanson elle interprétait.
Madonna a terminé son spectacle avec Like a Prayer (accompagné d’une chorale d’environ 50 chanteurs) et suivi de Celebration (tiré de la compilation paru il y a quelques années). Une finale colorée qui ne nous laissa pas sur notre appétit.
Malgré les critiques mitigées du spectacle, je dois avouer que j’ai passé un excellent moment. Je n’avais pas d’attente et je crois que ça a joué à mon avantage. Je n’avais jamais vu un spectacle d’une telle envergure dans ma vie. C’était un peu comme assister à la projection du dernier blockbuster de Jerry Bruckheimer : tu sais que ce n’est pas parfait, mais l’immensité, le budget, le souci du détail sont tellement impressionnants qu’il est impossible de rester indifférent. Un plaisir coupable.
Moment fort : Les pièces Revolver et Gang Bang supportées par les projections sublimes me rappelant l’introduction du film « The Girl With The Dragon Tatoo » de David Fincher.
Moment faible : I’m a Sinner. Probablement une des pièces les moins intéressantes du dernier album de Madonna.