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Critique - Musique

Date : 23/02/2011

Ajouté par : Marie-Ève Muller

John Vanderslice: White Wilderness

John Vanderslice
and the Magik*Magik Orchestra
White Wilderness
Dead oce
ans

John Vanderslice, encore méconnu de ce côté-ci du continent, n’en est pas moins à son septième album, sans compter un nombre de collabos assez astronomique. Son tout dernier produit, White Wilderness, produit avec le Magik*Magik Orchestra, continue dans la même veine que Romanian names, paru en 2009. Sans réinventer la musique, Vanderslice offre un contenu poétique, souligné par un arrangement orchestral développé. Flûte, basson, clarinette, violons, claves, guitare, hautbois… le tout dirigé par Minna Choi (photo).

Impossible de comparer à quiconque le style de White Wilderness. Voix aérienne, douce, arrangements éclectiques, rythmes expressifs, assonances et dissonances, musicalité orchestrale et simplicité. Et ça sonne bien! La magnifique pièce Sea salt, qui commence le disque, ressemble plus au John Vanderslice des précédents albums, un son plus dépouillé qu’orchestral.

Le chanteur et musicien de 44 ans continue à développer son accent folk et ses bidouillages quelque peu expérimentaux, où la voix prend la place centrale et où l’imagerie exhale de chaque note. Sorti le 25 janvier dernier sans tambour ni trompette, White Wilderness concorde bien avec le mood de février, avec l’envie de se cacher sous les couvertes, de s’enlacer pour ne pas geler. À écouter plusieurs fois pour découvrir les multiples subtilités de l’album. 4/5


 

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