Ajouté par : Sébastien Moffet

Pour cette renaissance, Galaxie (exit le «500», l’ayant perdu après qu’un obscur groupe américain du même nom ait manfesté l’envie de ne pas partager le dit-nom avec d’autres) nous offrira demain ce qui a tout l’air d’être l’une des meilleures parutions musicales québecoises des derniers mois. Pour cette nouvelle mouture, la bande d’Olivier Langevin, le musicien touche-à-tout et réalisateur chevronné (Mara Tremblay, Karkwa, Vincent Vallières), donne dans un dance-rock diablement efficace.
Sur ce Tigre et Diesel, on ne cherche pas à décrire la morosité ambiante sur des atmosphères «planantes», on cherche plutôt à avoir du «fun», à passer la soirée à se «défoncer» , et ce, jusqu’à la fin de la nuit. Sur des beats électroniques, des riffs de guitares «bluesés» et distortionnés à souhait, Langevin chante des textes qui parlent d’amour, de mort, textes qui vont droit au but mais qui peuvent avoir droit à un certain deuxième niveau de lecture. Par exemple, sur l’énergique Piste 1, qui ouvre l’album avec panache, il chante « À cause de toi, le ciel est comme un dancefloor maléfique.»! L’apport de la jolie voix d’Audrey-Michèle Simard sur plusieurs pièces ajoute une dimension féminine bienvenue à ces pièces pleines de testostérone. Du coup, il y a quelque chose de très sensuel et charnel dans ces nouvelles compositions de l’un de nos seuls «supergroupes» québecois. De Piste 1 à Diesel 2 jusqu’à Shangai qui clôt le tout, il en dégage un parfum enflammé hautement toxique: les chansons vous resteront collées inévitablement à la peau. On imagine fort bien que l’énergie brute de ce Tigre et Diesel se transposera extrêmement bien sur scène. Olivier Langevin ne se le cache pas : l’album est fait pour danser. Et c’est ce qu’il réussit à faire et ce, haut la main.
8/10
Tigre et Diesel, en vente partout le 15 février.
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