Date : 13/11/2009
Ajouté par : CHYZ 94,3
Critique de l'album: At Mount Zoomer
Critique par François-Samuel Fortin
« At Mount Zoomer », la nouvelle parution sur Sub Pop Records pour le quintet montréalais formé autour de Dan Boeckner et Spencer Krug, en offre beaucoup aux fans. D'abord, la grande majorité des pièces sont bonnes, voire mémorables, et l'album jouit d'une constance accrue par rapport à l'inégal quoique excellent prédécesseur, Apologies To The Queen Mary. Ensuite, même si les deux chansons les plus remarquables de leur répertoire figurent sur le précédent opus, « At Mount Zoomer » offre aux auditeurs un son raffiné sans être déroutant, d'une simplicité désarmante et d'un charme inépuisable. Des mélodies simples, des synthétiseurs accrocheurs et 80s, des petits riffs simples et efficaces, une sonorité qui rappelle certains succès de David Bowie ou d'autres artistes cultes de cette décennie maudite. Toutefois, la constance et la simplicité des compositions pourront donner l'impression de redondance à certains auditeurs, mais permettront à d'autres de les dévorer des oreilles. À chaque fois qu'on croit voire poindre la monotonie à l'horizon, un nouveau riff, un nouveau beat et une nouvelle mélodie, toujours mémorables, apparaissent pour reconquérir les auditeurs.
Parmi les titres marquants, on retrouve d'abord les trois premières chansons, « Soldier's Grin », « Call it a Ritual » et « Language City », qui nous met tout de suite dans le bain quant aux sonorités, aux synthétiseurs et aux riffs d'une effarante efficacité. Ensuite, « Grey Estates » et « Fine Young Cannibals » sont remarquables pour la petite joie qui en émane, avec des riffs plus lumineux. Notons aussi « An Animal In Your Care », qui, après un début pas si convaincant, construit quelque chose sur nous pour nous faire apprécier la chanson, à travers ses divers mouvements. Enfin, l'épique conclusion de l'album, la chanson « Kissing the Beehive », propose aux auditeurs près de onze minutes de musique originale, bien composée, accrocheuse et un tantinet plus prog que ce à quoi Wolf Parade nous a habitué. Plusieurs sections de la chanson s'enchaînent avec de superbes transitions et des vocaux qui partent et reviennent sans crier gare, mais sans non plus nous laisser pantois.
Une des plus belles parutions de l'été, un des meilleurs t_album du genre indie-rock-alternatif, assez intéressant pour vous faire retomber en amour avec un genre qui semblait stagner, ou tout simplement vous convaincre de devenir un de ses fans vendus.