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23°) Mercredi 24 octobre 2012 : Histoire des Relations internationales.

Date : 29/10/2012

Ajouté par : 3600 Secondes D'Histoire

En l'absence d'Alex TREMBLAY et d'Anthony SAVARD-GOGUEN, j'avais la chance de ne pas être seul derrière la console puisque j'ai eu la chance, l'honneur et le privilège de recevoir Kim CHABOT, qui a bien voulu être ma partenaire radiophonique d'un soir. Le module de l'émission, lui, n'a pas changé.

 

 

Le 24 octobre dans l'Histoire.

_Jeudi 24 octobre 1929 : « Black Thursday », le « Jeudi noir », krach boursier à la Bourse de Wall Street de New York, début de la « Black Week » (« Semaine noire ») et de la crise économique qui restera dans l'Histoire comme la « Grande Dépression », la plus importante du XXème siècle.

_24 octobre 1957 : Décès du grand couturier français Christian DIOR (1905-1957), fondateur de la célébrissime maison de haute-couture qui porte son nom.

 

C'est Kim qui ouvre brillamment l'émission avec un congrès méconnu mais pourtant important et fondateur dans l'Histoire des Relations internationales puisque c'est la première fois qu'autant de nations alliées se réunissent pour redessiner la carte de l'Europe après une guerre à l'échelle continentale. En l'occurrence, il s'agit de se mettre d'accord sur les nouvelles frontières après la chute de Napoléon Ier BONAPARTE (1769-1821), Empereur des Français (1804-1814 ; 1815) et le démantèlement de l'Empire français qui s'était étendu à son apogée en 1812 du Portugal à la partie occidentale de la Russie.

L'Empire français (1804-1814 ; 1815) à son apogée fin 1811.

 

Le Congrès de Vienne se déroula (à Vienne, donc...) du 1er Novembre 1814 au 9 Juin 1815, démarra très doucement, de propositions en contre-propositions ralenties par les (trop) nombreuses fêtes qui ont popularisé les Valses de Vienne. Il s'accéléra brutalement et déboucha rapidement sur un accord lors du retour surprise mais bref de Napoléon à la tête de la France, entre le 1er Mars et le 7 Juillet 1815 (les Cent Jours).

Gravure représentant une session diplomatique au Congrès de Vienne (1815).

 

Au Congrès de Vienne étaient représentées toutes les nations européennes indépendantes à l'exception des Royaumes d'Espagne et du Portugal, (en pleine crise de succession), du Royaume italien de Naples et de Sicile (encore aux mains des partisans de Napoléon), et plusieurs entités allemandes du Saint-Empire romain chrétien germanique (indépendantes et également partisanes de l'Empire français).

_Empire d'Autriche, représenté par Klemens Wenzel Népomucène Lothaire von METTERNICH, Comte et Prince de Winneburg-Beilstein (1773-1859), fervent défenseur de la Société d'Ancien Régime et opposant farouche à toute idée issue de la Révolution française.

    

Drapeau de l'Empire d'Autriche (Maison des HABSBOURG de Vienne et d'Autriche) et le Chancelier METTERNICH.

 

_Royaume de France, nouvellement restauré par Xavier Stanislas Louis XVIII de BOURBON « le Désiré » (1755-1824), Roi de France et de Navarre (1814-1815 ; 1815-1824), représenté par Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD, Prince de Bénévent (1754-1838), diplomate français déjà actif sous Napoléon, qu'il abandonna en 1809, et qui n'a au cœur que les intérêts de la France. Son esprit acéré en fait probablement le plus fin diplomate et une des personnes les plus redoutées de l'époque.

         

Drapeau du Royaume de France sous la Restauration (1814-1815 ; 1815-1830), le roi Louis XVIII et le diplomate Talleyrand.

 

_Royaume-Uni de Grande-Bretagne, d'Angleterre, du Pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande. D'abord représenté par Robert STEWART, Marquis de Londonderry et Lord Castlereagh (1769-1822), qui parvient à faire interdire la Traite des Noirs vers l'Amérique. Puis, devant l'enlisement du congrès et l'urgence, Castlereagh est remplacé par Sir Arthur WELLESLEY, Duc « de Fer » de Wellington (1769-1852), futur vainqueur de Napoléon à la Bataille de Waterloo (18 Juin 1815).

         

Drapeau du Royaume-Uni, Lord Castlereagh et le Duc de Wellington.

 

_Empire russe, représenté par son monarque en personne, le Tsar Alexandre Ier PAVLOVITCH-ROMANOV (1777-1825), Empereur de toutes les Russies et Roi de Pologne (1801-1825).

    

Drapeau de l'Empire russe (Maison des ROMANOV) et le Tsar Alexandre Ier.

 

_Royaume de Prusse.

_États italiens pontificaux de l'Église chrétienne, catholique, apostolique et romaine.

_Royaume italien de Sardaigne.

_République italienne de Gênes.

_Royaume de Suède, de Norvège et du Danemark. À noter que le Charles XIV JEAN de Suède, de Norvège et du Danemark, héritier du trône par élection (il sera Roi de 1818 à 1844), n'était autre que Jean-Baptiste BERNADOTTE (1763-1844), l'un des plus brillants Maréchaux des premiers temps de l'Empire français, ancien Prince italien impérial français de Pontecorvo (1806-1810) et Ministre de la Guerre (en 1799) sous la Ière République française (1792-1799). Il se détacha de Napoléon après l'invitation des Suédois pro-Napoléon à se présenter à l'élection pour le titre de Prince héritier, élection qu'il remporte en 1810.

    

Drapeau du Royaume de Suède et BERNADOTTE en grand uniforme de Prince héritier de Suède.

 

_Confédération des Vingt-Deux Cantons suisses.

 

Au débouché, une nouvelle carte de l'Europe qui préserva une paix relative (il y eut bien quelques guerres de succession et du désordre en Italie et dans le Saint-Empire) durant quarante ans, jusqu'à la Guerre de Crimée (1853-1856) qui opposa de nouveaux les grandes puissances européennes. Il déboucha aussi sur la neutralité de la Confédération des Cantons suisses, inviolée depuis, et la France retrouva ses frontières de 1792, le Royaume des Pays-Bas devenant alors indépendant.

Carte de l'Europe après le redécoupage du Congrès de Vienne en 1815.

 

C'est votre serviteur Rémi BOUGUET qui prend la suite pour célébrer la Journée des Nations unies, signature de la Charte de l'Organisation des Nations Unies (ONU) le 24 octobre 1945 au sortir de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) et des très nombreuses réunions inter-Alliés sur l'après-guerre qui ont eu lieu durant le conflit (dont les deux Conférences de Québec en 1943 et 1944).

Drapeau de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

 

L'ONU mériterait une capsule, mais j'ai préféré me pencher sur son ancêtre, la Société des Nations (SdN), qui a existé de 1919 (lors de la Conférence de Paix de Paris qui a mis fin à la Grande Première Guerre mondiale [1914-1918]) à 1946 (après la création de l'ONU) et qui n'a pas été aussi incompétente et aussi inutile que l'on veut bien le dire. Il ne manquait en gros que quelques membres supplémentaires pour rendre efficaces les sanctions économiques, un Conseil économique et social comme celui de l'ONU qui aurait pu tenter de juguler les crises économiques, et un Comité de Sécurité pouvant intervenir militairement en cas de conflit.

Symbole semi-officiel de la Société des Nations (SdN), plus ou moins utilisé à partir de 1935.

 

Thomas Woodrow WILSON (1856-1934), Président démocrate des États-Unis d'Amérique (1913-1921) qui a initié la création de la SdN.

 

Léon BOURGEOIS (1851-1925), qui a permis la création de la SdN lors de la Conférence de Paix de Paris (1919) et en a été récompensé par le Prix Nobel de la Paix en 1920.

 

Carte des pays membres et Mandats de la SdN.

 

Pas grand chose à rajouter, je me suis trouvé relativement clair. Néanmoins, je vais faire un petit rappel des organes de la SdN.

_Conseil de la Société des Nations : conseil dirigeant, rassemblant le plus de pouvoirs. Toute décision de la SdN devait être ratifiée à l'unanimité par le Conseil pour être appliquée. Il est composé de quatre membres non-permanents (élus pour trois ans par l'Assemblée) et de quatre membres permanents, les quatre vainqueurs de la Grande Guerre, la IIIème République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, du Pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande, le Royaume d'Italie et l'Empire du Japon.

_Assemblée de la Société des Nations : tous les États membres y sont représentés et disposent d'une voix égale. Elle peut prendre des décisions par vote majoritaire. Elle se réunissait tous les ans au mois de Septembre à l'Hôtel WILSON, sur les bords du Lac Léman, à Genève, Confédération suisse, terre traditionnellement neutre depuis le Congrès de Vienne.

Hôtel WILSON.

 

L'Assemblée en session.

 

_Secrétariat de la Société des Nations : veille à l'application des décisions de la SdN et gère les affaires internes (personnel, etc.). Le Secrétaire était renouvelé par élection tous les ans. Le premier fut le français Léon BOURGEOIS, de 1919 à 1920, qui ne fut pas élu mais nommé en remerciement de son activité diplomatique en 1919 qui permit la création de la SdN. En 1925-1926, la Confédération du Canada eut son Secrétaire en la personne de Raoul DANDURAND (1861-1942).

Raoul DANDURAND

 

_La Cour permanente internationale de Justice : établit un nouveau Droit international, veille à son respect et arbitre les différends entre nations. Son rôle fut déterminant pour résoudre de nombreuses crises. C'est à cet organe qu'on doit les conférences de démilitarisation et de limitation de la taille des flottes de guerre, la gestion des Mandats de la SdN (anciennes colonies allemandes impériales, ancienne provinces de l'Empire turc ottoman/osmanli et de l'Empire d'Autriche-Hongrie démantelés) et l'arbitrage ayant permis d'éviter plusieurs conflits européens suite au nouveau tracé des frontières en 1919.

 

À cela s'ajoutent plusieurs sous-organes qui ont rencontré des succès notables et qui ont tous ou presque été repris en l'état par l'ONU à sa création.

_Commission du Désarmement : a été à l'initiative de toutes les conférences de désarmement et de limitation de la taille des flottes de guerre. Est aujourd'hui une délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU, chargé notamment d'appliquer la non-prolifération des armes nucléaires.

_Comité sanitaire : ancêtre direct de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec les mêmes prérogatives. A permis de diffuser largement des vaccins et des traitements sanitaires, faisant disparaître certaines maladies et mettant fin aux grandes épidémies.

_Commission des Mandats : voir plus haut.

_Bureau permanent central de l'Opium : encadre le commerce (légal à l'époque) de narcotiques et lutte ainsi efficacement contre les trafics. Manque à l'ONU aujourd'hui (et c'est dommage).

_Organisation Internationale du Travail (OIT) : existe toujours à l'ONU.

_Commission des Réfugiés : Elle crée le statut de « Réfugié » et celui d'« Apatride », qui existent toujours dans la même forme aujourd'hui. Pour permettre aux réfugiés de circuler librement à travers le monde, elle crée aussi le Passeport Nansen (photo), qui existe toujours. Aujourd'hui à l'ONU, c'est devenu le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

_Commission de l'Esclavage : a grandement contribué à la réduction de la traite en Afrique et au Moyen-Orient. Existe aujourd'hui au sein du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH).

_Commission Internationale de la Coopération Intellectuelle (CICI) : ancêtre de l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture).

 

Kim reprend ensuite l'antenne pour nous exposer, en guise d'exemple des tensions entre superpuissances sur fond d'armement nucléaire durant la Guerre froide (1945-1989), la Crise des Missiles de Cuba, qui a eu lieu il y a cinquante ans jours pour jours, du mardi 16 au dimanche 28 octobre 1962. Kim ayant été particulièrement claire et précise, je me contente ici d'illustrer son propos.

    

John Fitzgerald « Jack » KENNEDY (1917-1963), Président démocrate des États-Unis d'Amérique (1961-1963). Sur cette photo, il s'adresse justement à la nation américaine à la télévision à propos de la crise.

 

    

Nikita Sergueïevitch KHROUCHTCHEV (1894-1971), Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de l'Union des Républiques Socialistes et Soviétiques (URSS).

 

    

Fidel Alejandro CASTRO-RUZ (1926- ), Président du Conseil d'État de la République de Cuba. Bien que menant une politique neutre cubano-cubaine après sa prise de pouvoir en 1953, l'hostilité croissante des États-Unis (qui agissent en Amérique du Sud pour éviter la « contagion communiste ») le pousse à céder aux solutions de son frère et de ses compagnons d'armes pour se rapprocher de l'URSS, bien heureuse de se trouver un allié si proche de la Floride !

 

Les bases cubaines et les rampes de lancement soviétiques repérées par l'aviation américaine mi-octobre 1962.

 

Carte qui explique bien pourquoi les États-Unis tenaient peu à avoir un membre du Bloc de l'Est armé de missiles nucléaires à leur porte !

 

 À moi pour l'Union européenne après. Et là... Je ne me suis pas trouvé clair, mais alors pas du tout ! Ne serait-ce que parce que j'avais oublié mes notes dans mon sac (c'est fou comme c'est infranchissable trois malheureux mètres quand on est en ondes)... Donc, on récapitule. Avec une carte à la fin, vous z'allez tout comprendre !

_1951 : Traité de Paris, création de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA) à l'instigation de Jean-Baptiste Nicolas Robert SCHUMAN (1886-1963) et de Jean Omer Marie Gabriel MONNET (1888-1979). Entente entre la IVème République française et la République Fédérale d'Allemagne de l'Ouest (RFA) pour mettre en commun la production et la diffusion en Europe du charbon et de l'acier, matières première de la guerre, et éviter ainsi des conflits futurs. Début de la réconciliation franco-allemande.

    

Jean MONNET et Robert SCHUMAN, les « Pères fondateurs » de la Communauté européenne.

 

Signature du Traité de Paris, 18 Avril 1951.

 

Drapeau de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA).

 

_1957 : Traité de Rome, création de la Communauté Économique Européenne (CEE), mise en commun de certaines productions et ouverture des frontières des pays membres à la libre circulation des marchandises. Pour être membre, il faut avoir un régime politique démocratique. Tentative de l'Europe pour trouver sa place entre le Bloc de l'Ouest et le Bloc de l'Est. Mise en place des premières politiques économiques communes (notamment en agriculture avec la PAC : Politique Agricole Commune). Au chapitre du charbon et de l'acier comme économie de guerre, il se crée aussi un organe commun de recherche nucléaire pour en éviter le développement militaire : la Communauté Européenne de l'Énergie Atomique (CEEA).Six membres fondateurs : la IVème République française, la République fédérale d'Allemagne de l'Ouest (RFA), la République d'Italie, le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays-Bas et le Grand Duché du Luxembourg.

Signature du Traité de Rome, 25 Mars 1957.

 

_1973 : Le Royaume du Danemark (sans les Îles Féroë et le Groënland), la République d'Irlande (du Sud) et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, d'Angleterre, du Pays de Galles, d'Écosse et d'Irlande du Nord intègrent la CEE, malgré les réticences de la France qui s'oppose à l'entrée du Royaule-Uni. En effet, elle accusait ce-dernier d'être le pion des États-Unis. Le fait est que les Britanniques jouent toujours le rôle de troublion dans les affaires européennes depuis...

_1981 : Entrée de la République hellénique de Grèce dans la CEE, après la chute du Régime dictatorial des Colonels (1967-1974).

_1986 : Entrée de la République du Portugal et du Royaume d'Espagne dans la CEE, après la chute de leurs régimes dictatoriaux (respectivement 1974 et 1975).

_1990 : Chute du Bloc de l'Est, fin de la Guerre froide. La République Démocratique d'Allemagne de l'Est (RDA) rejoint la République fédérale d'Allemagne et donc la CEE sans que cela ne fasse réellement un membre de plus.

_1992 : Traité de Maastricht, la CEE devient l'Union Européenne (UE). On parle alors de l'Europe des Douze. Bien mieux organisée que la CEE, elle se dote d'institutions plus solides (voir plus bas), met en place l'Espace Schengen qui permet la libre circulation des biens, des personnes et des marchandises par l'abolition des douanes en Europe (même les pays non-membres peuvent y adhérer, voir carte), prépare la mise en circulation d'une monnaie unique. Comme condition pour devenir membre, il faut (entre autres) disposer d'un régime politique démocratique et d'une économie capitaliste et libérale stabilisée.

Signature du Traité de Maastricht, 7 Février 1992.

 

Drapeau de l'Union Européenne (UE), adopté en 1992, par les membres de l'Europe des Douze, d'où les douzes étoiles sur fond bleu (couleur traditionnelle du continent européen). Devise : « Unie dans la diversité ».

 

Carte de l'Espace Schengen, permettant de voyager sans contrôle douanier dans une grande partie de l'Europe.

 

Plusieurs pays ont adopté le Passeport européen.

 

_1995 : La République d'Autriche, la République de Finlande et le Royaume de Suède intègrent l'UE. En revanche, la Confédération suisse, la République d'Islande et le Royaume de Norvège refusent par référendum d'y adhérer. C'est alors l'Europe des Quinze.

_2002 : Mise en circulation de la monnaie unique : l'€uro. L'économie se centralise, les pays membres de la Zone €uro voient leurs Banques Centrales fermées et remplacées par la Banque Centrale Européenne (BCE). Aujourd'hui, sur vingt-six membres de l'UE, dix-sept sont membres de la Zone €uro, les autres ayant soit refusé d'y adhérer soit une économie pas suffisamment forte pour résister à la transition qui est quand même source d'inflation. En France, je me rappelle très bien une flambée des prix déguisée. Et 1€ valait 6,55957 Francs (F).

Les billets d'€uro sont émis à l'échelle européenne et ne sont frappés d'aucun édifice existant afin de ne pas faire de jaloux. Les ponts des revers et les portes des avers symbolisent l'union et l'échange entre les pays de l'Union Européenne. Il y a sept types de billets, tous présentés ici : 5€, 10€, 20€, 50€, 100€, 200€ et 500€. (Pour ma part, je n'ai jamais vu de mes yeux les trois derniers et deux fois seulement des billets de 50€...).

 

Pièces d'€uro : 2€, 1€, 50ç, 20ç, 10ç, 5ç, 2ç et 1ç. Non, je ne vous présenterai pas tous les revers, faute d'avoir un tableau complet. Sachez que chacun des dix-sept membres de la Zone €uro frappe et émet le sien propre (qui ont tous la même valeur), plus quelques éditions particulières, plus les entitées semi-indépendantes liées aux pays membres (Principauté de Monaco, Principauté d'Andorre, Principauté du Lichtenstein, Etats de la Cité du Vatican, et j'en oublie sûrement), et même certains pays non membres qui en ont frappé pour le fun et qui ont cours légal !

 

_2004 : Grosse rentrée dans l'UE, Europe des Vingt-cinq. Les Pays baltes (Républiques d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie), IIIème République de Pologne, la Hongrie, la République tchèque de Tchéquie, la République de Slovaquie, la République de Slovénie, la République de Malte et la République indépendante de Chypre.

_2005 : Première tentative d'une Constitution européenne. Les Pays-Bas et la France, qui ont soumis le texte au référendum populaire, le refusent et le projet tombe à l'eau

_2007 : Europe des Vingt-sept, entrée de la Roumanie et de la République de Bulgarie dans l'UE. Deuxième Constitution européenne, qui passe malgré le désaccord des peuples, les gouvernements ayant préféré la faire voter devant les parlements.

Carte de l'Union Européenne (UE) et de la Zone €uro en 2012.

 

_2013 : Intégration prévue de la République de Croatie dans l'UE, future Europe des Vingt-huit.

 

Sur un plan politique, l'Union Européenne dispose de quatre institutions de décision et de quelques instances parallèles.

_Le Conseil européen : Composé d'un représentant de chaque gouvernement qui s'assure de la bonne marche du système et compose à son tour...

_Le Conseil des Ministres de l'Union Européenne : Les Ministres des Affaires étrangères de chaque pays membre, qui commande des travaux à...

_La Commission européenne : Composé d'un commissaire pour chaque pays membres, technocrates non élus qui établissent la ligne directrice de la politique, le plus souvent économique, de l'UE. C'est l'institution la plus décriée. Elle propose, et fait le plus souvent accepter, ses plans par...

_Le Parlement européen : Composé d'élus de chaque pays (en proportion de la population), c'est l'organe législatif. Les députés européens ne sont pas tous élus de la même manière selon les pays. Argant qu'il s'agit du seul organe réellement élu démocratiquement, il s'arrange chaque année pour disposer de plus de prérogatives mais reste sous la coupe de la Commission.

Un p'tit schéma pour mieux comprendre.

 

 

Ces institutions ne sont pas très populaires du fait du flou qui entoure leur fonctionnement. Néanmoins, suite à la crise économique de la Zone €uro depuis 2009, l'idée d'une Europe plus politique, plus fédérale, plus sociale commence à faire son chemin parmi les gouvernants (pas parmi les peuples qui, peu à peu, deviennent anti-européenns). Depuis les accords-surprise de Juin 2012, on en parle de plus en plus souvent. Refonte prochaine de l'Union Européenne ? Affaire à suivre...

Siège de la Commission européenne à Bruxelles (Belgique).

 

Le Parlement européen se réunit parfois à Bruxelles (Belgique)...

 

...parfois à Strasbourg (France, Alsace).

 

Mais l'UE peine à trouver une place sur l'échiquier géopolitique. En ce qui concerne la défense et la politique, les pays membres continuent à parler de plusieurs voix souvent dissonnantes. Malgré plusieurs ultimatums, elle a été incapable d'empêcher les débordements de violences à ses portes et même en son sein, dans les pays de l'ex-Yougoslavie et dans les Balkans dans les années 1990. L'Armée européenne n'est encore qu'embryonnaire et mal dirigée, même si plusieurs collaborations défensives et de production d'armes sont testées. L'UE reste, pour l'instant, une alliance avant tout économique. L'Espace Schengen est quant à lui pointé du doigt par les nationalistes et accusé de faciliter une immigration clandestine ou non trop importante. Et il y a toujours de profondes discordances sur la culture européenne, le cadre de l'Europe, l'intégration ou non de la République de Turquie (allié de poids sur l'échiqiuer géopolitique du Proche-Orient MAIS pays musulman...), etc.

 

Parlons d'économie justement. La libre circulation des marchandises est décriée puisque les pays moins développés de l'UE pratiquent encore des prix plus bas et font ainsi une concurrence déloyale aux producteurs locaux des pays les plus développés, faute de contrôle politique efficace à l'échelle européenne. La BCE et l'UE ont quant à elles été accusées de tous les maux lors de la crise économique, l'€uro a eu bon dos pour expliquer l'augmentation des prix. Plusieurs pays économiquement plus faibles ou minés par une spéculation trop forte (Grèce, Espagne, Portugal et dans une moindre mesure l'Italie) ont ainsi pointé la BCE qui ne voulait pas dévaluer l'€uro. Les pays plus solides, quant à eux, ont eu l'impression de payer pour les autres (notamment le poids lourd que constitue le couple franco-allemand). Plusieurs coûteux plans de sauvetage des banques ont finalement abouti en 2012 à la création d'un fond de secours européen, nécessitant une certaine nationalisation économique, un poids politique plus fort. Affaire à suivre...

 

Et pour tout savoir de cette union internationale originale et sans précédent dans l'Histoire, un petit ouvrage (celui que j'avais oublié dans mon sac lors de l'émission, j'aurais donné cher pour voir ma face quand je m'en suis rendu compte en ondes...) qui vous présente en cent-une fiches ludiques et claires de deux pages chacune toutes les facettes de l'Union Européenne et de l'Europe en général :

Bénédicte & François LANG (dir.), 101 fiches pour comprendre l'Europe, Paris, Belin, 2007, 224 p.

 

 

Voilà, maintenant vous comprendrez mieux de quoi que ça cause quand on parle de l'Union Européenne aux nouvelles ! Je m'excuse de n'avoir pas été plus clair en ondes sur ce beau sujet.

 

Nous vous rappelons que toutes nos émissions sont réécoutables en ligne depuis l'onglet « PODCASTS » de la colonne « Contenu lié » à droite de l'écran. Le blogue n'est qu'un support illustratif. Qui sait, mes paroles sur l'Europe vous paraîtront-elles limpides ? À la semaine prochaine ! Je vous laisse deviner de quoi va bien pouvoir parler l'émission un 31 octobre...

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Musique diffusée

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Horaire

tous les mercredis de 20h30 à 21h30

Description

Description photo émission
Émission hebdomadaire s'inspirant d'actualité pour traiter d'histoire et de culture de façon légère, le tout en musique.

Animateurs

Photo Kim Chabot

Nom : Kim Chabot
Animateur depuis : 2012
En un mot : Authentique

Photo Alex Tremblay

Nom : Alex Tremblay
Animateur depuis : 2012
En un mot :

Photo Rémi Bouguet

Nom : Rémi Bouguet
Animateur depuis : 2012
En un mot : Français...

Photo Anthony Goguen

Nom : Anthony Goguen
Animateur depuis : 2012
En un mot : Finalement présent...!

Collaborateurs

Photo Laurence Tilmant

Nom : Laurence Tilmant
Animateur depuis : Juillet 2010
En un mot : Le dude derrière la console