Le Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CELAT) en collaboration avec la Faculté des sciences sociales et la Faculté des lettres invite le public à venir assister à sa conférence intitulée : La francophonie québécoise et la diversité : Comment mettre fin au malaise identitaire ?
Présentée par monsieur Gérard Bouchard, historien et sociologue, la conférence se tiendra le 10 mars prochain de 11 h 30 à 13 h à l’Auditorium Jean-Paul Tardif du pavillon La Laurentienne.
Partant de l’expérience de la Commission Bouchard-Taylor, la conférence propose une réflexion sur l’état et l’avenir des rapports ethnoculturels au Québec. La Commission avait diagnostiqué, entre autres, un malaise identitaire parmi la majorité francophone. Il est maintenant clair que son Rapport, rendu public en mai 2008, n’a pas dissipé ce malaise. Il reste donc à faire un important travail de réflexion et de clarification en vue d’en arriver à une formule d’intégration qui rende justice aux diverses composantes de notre société.
Dans cette direction, quelques avenues sont suggérées, notamment un réaménagement des mythes nationaux québécois.
Notes biographiques du conférencier Gérard Bouchard
Natif de Jonquière, il étudie à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval. Après avoir obtenu une maîtrise en sociologie en 1968, il entre à l'Université de Paris et obtient son doctorat en histoire en 1972. Devenu professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), il publie sur la génétique des populations et la démographie du Québec. Gérard Bouchard est le créateur de l'Institut interuniversitaire de recherches sur les populations (IREP). Il est aussi le frère de l'ex-premier ministre Lucien Bouchard. Avec son essai Genèse des nations et cultures du nouveau monde, il a pris la tête de l'école historique néo-nationaliste. Le chercheur Ronald Rudin lui a reproché d'être un révisionniste, insistant sur le désir de celui-ci de démontrer que le Québec est une société à l'heure normale de l'occident. Le 8 février 2007, il est nommé co-président de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles.